Vérifié le 16 août 2026 · nos règles de vérification
Le rétablissement personnel efface les dettes, et il existe sous 2 formes
Le rétablissement personnel est la troisième issue possible après le dépôt du dossier et la décision de recevabilité, et la seule qui efface au lieu d'étaler. Il ne se demande pas comme une option : il s'impose lorsque la commission constate qu'aucun rééchelonnement n'est envisageable. Deux formes existent, et la différence entre elles tient à un mot du code — l'actif réalisable.
Effacement, et non annulation : la portée exacte du mot
L'effacement éteint la dette : le créancier ne peut plus en réclamer le paiement, ni en justice ni par une saisie. Il ne s'agit ni d'une remise gracieuse, ni d'une suspension, ni d'une prescription. La mesure vaut pour les dettes arrêtées à la date de la décision : tout ce qui naît après reste dû.
| Forme de la procédure | Qui décide | Condition d'actif | Ce qui arrive aux biens |
|---|---|---|---|
| Rétablissement personnel sans liquidation judiciaire | La commission | Aucun actif réalisable | Rien n'est vendu |
| Rétablissement personnel avec liquidation judiciaire | Le juge des contentieux de la protection, saisi avec l'accord du débiteur | Un actif réalisable existe | Les biens saisissables sont vendus, biens insaisissables exclus |
Code de la consommation, articles L.724-1, L.741-1 et suivants, L.742-1 et suivants. Vérifié le 20 août 2026.
La différence tient à ce que vous possédez, pas à ce que vous devez
C'est le point que presque toutes les pages du marché survolent. Le montant des dettes n'oriente pas vers l'une ou l'autre forme : c'est la présence d'un bien vendable qui le fait. Un ménage endetté de 90 000 € sans patrimoine relève de la forme sans liquidation ; un ménage endetté de 25 000 € propriétaire d'un logement avec de la valeur nette peut relever de la forme avec liquidation.
La situation irrémédiablement compromise est le seul critère d'accès
Le mot n'est pas une figure de style, c'est le critère légal, et l'article L.724-1 le définit précisément : la situation est irrémédiablement compromise lorsqu'elle est « caractérisée par l'impossibilité manifeste de mettre en œuvre des mesures de traitement ». Tant qu'un rééchelonnement tient, même serré, même sur 7 ans, le rétablissement personnel n'a pas lieu d'être.
Le test appliqué par la commission, en une opération
La commission divise l'encours total par la capacité de remboursement mensuelle qu'elle a dégagée. Si le résultat dépasse la durée maximale d'un plan de surendettement et sa durée maximale, aucune mesure de traitement n'est possible et le dossier bascule. Quand la capacité est nulle ou négative, la conclusion est immédiate.
Les 2 orientations prévues par l'article L.724-1, et laquelle vous concerne
- Sans liquidation judiciaire, lorsque la commission constate que le débiteur « ne possède que des biens meublants nécessaires à la vie courante et des biens non professionnels indispensables à l'exercice de son activité professionnelle », ou que l'actif n'est constitué que de biens sans valeur marchande ou dont les frais de vente seraient disproportionnés.
- Avec liquidation judiciaire, lorsque le débiteur n'est pas dans cette situation — autrement dit lorsqu'il possède un bien vendable. La commission saisit alors le juge des contentieux de la protection, et le texte ajoute une condition que le marché oublie systématiquement : avec l'accord du débiteur.
La bonne foi reste exigée, comme dans toute la procédure, et elle est présumée : c'est à un créancier de la contester, pas à vous de la prouver. Le juge l'apprécie au moment où il prononce l'ouverture.
Rétablissement personnel sans liquidation judiciaire : la commission décide seule
C'est la forme la plus fréquente, et elle a une particularité que peu de gens attendent : elle ne passe pas par un tribunal. La commission impose la mesure, elle la notifie, et elle produit ses effets si personne ne la conteste.
Le déroulé, de la décision à l'effacement
- La commission impose le rétablissement personnel sans liquidation — la décision est notifiée au débiteur et à chaque créancier connu, avec l'état du passif arrêté.
- Chacun dispose de 30 jours pour contester — le débiteur comme les créanciers, devant le juge des contentieux de la protection, par lettre adressée au secrétariat de la commission. La procédure est gratuite.
- En l'absence de contestation, l'effacement est acquis — les dettes sont éteintes à la date de la décision de la commission, sans jugement ni formalité supplémentaire.
- L'inscription au FICP est ramenée à 5 ans — elle court à compter de la date de la décision, et non du dépôt du dossier.
Le texte de l'article L.741-2, mot à mot
Il vaut la peine d'être lu en entier, parce qu'il contient 3 informations que les résumés perdent en route : « En l'absence de contestation dans les conditions prévues à l'article L. 741-4, le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire entraîne l'effacement de toutes les dettes, professionnelles et non professionnelles, du débiteur, arrêtées à la date de la décision de la commission, à l'exception des dettes mentionnées aux articles L. 711-4 et L. 711-5 et des dettes dont le montant a été payé au lieu et place du débiteur par la caution ou le coobligé, personnes physiques. »
Une dette oubliée dans le dossier est-elle effacée quand même ?
Oui, et c'est une décision récente qui le confirme. La Cour de cassation a jugé, le 26 mars 2026 (2e chambre civile, n° 23-18.726), que l'effacement vise toutes les dettes nées avant la décision, qu'elles aient été déclarées ou non à la commission, et qu'il importe peu qu'elles n'aient pas figuré à l'état du passif. Seule compte la date de naissance de la dette, pas la date à laquelle un juge la constate. Un créancier qui se manifeste après coup pour une créance antérieure se heurte donc à l'effacement.
Rétablissement personnel avec liquidation judiciaire : le juge ouvre, un liquidateur vend
Cette seconde forme est plus lourde, et il faut en décrire les effets sans les adoucir : elle organise la vente du patrimoine. Elle se justifie parce que l'actif, une fois réalisé, réduit le passif à la charge des créanciers — et parce qu'elle débouche, elle aussi, sur un effacement.
Les 5 étapes de la procédure, du jugement d'ouverture à la clôture
- Le juge prononce l'ouverture — après avoir entendu le débiteur et apprécié sa bonne foi. La saisine suppose l'accord du débiteur (article L.724-1, 2°).
- L'ouverture suspend les procédures d'exécution et les mesures d'expulsion — pour toute la durée de la procédure, jusqu'au jugement de clôture (article L.742-7). C'est un effet protecteur immédiat, souvent ignoré.
- Un mandataire dresse le bilan économique et social et vérifie les créances — les créances non déclarées dans les délais sont éteintes, sauf relevé de forclusion.
- Un liquidateur réalise l'actif, dans un délai de 12 mois — vente amiable d'abord, vente forcée ensuite si l'amiable n'a pas abouti. Les biens insaisissables et les biens non professionnels indispensables à l'activité restent hors liquidation.
- Le juge prononce la clôture — pour insuffisance d'actif, ou après désintéressement complet des créanciers. La clôture pour insuffisance d'actif entraîne l'effacement de toutes les dettes, professionnelles et non professionnelles.
Un point mérite d'être posé clairement, parce qu'il rassure à tort ou à raison selon les cas : la vente ne rembourse pas tout le monde. Le produit est réparti selon le rang des sûretés, et ce qui reste dû après répartition est effacé à la clôture. Un prêteur hypothécaire passe avant un organisme de crédit à la consommation, et c'est ce classement qui décide qui récupère quoi.
Les 5 catégories de dettes que le rétablissement personnel n'efface jamais
« Le rétablissement personnel efface toutes les dettes » est faux, et l'article L.711-4 le dit en toutes lettres. Le marché publie encore une liste de 4 catégories : elle est incomplète depuis la loi de finances pour 2022. Voici le texte à jour.
L'article L.711-4 du code de la consommation, dans sa rédaction en vigueur
« Sauf accord du créancier, sont exclues de toute remise, de tout rééchelonnement ou effacement : 1° Les dettes alimentaires ; 2° Les réparations pécuniaires allouées aux victimes dans le cadre d'une condamnation pénale ; 3° Les dettes ayant pour origine des manœuvres frauduleuses commises au préjudice des organismes de protection sociale énumérés à l'article L. 114-12 du code de la sécurité sociale ; 4° Les dettes fiscales dont les droits dus ont été sanctionnés par les majorations non rémissibles mentionnées au II de l'article 1756 du code général des impôts et les dettes dues en application de l'article 1745 du même code et de l'article L. 267 du livre des procédures fiscales. » Le texte ajoute, dans un alinéa distinct : « Les amendes prononcées dans le cadre d'une condamnation pénale sont exclues de toute remise et de tout rééchelonnement ou effacement. »
| Dette | Effacée par le rétablissement personnel ? | Fondement |
|---|---|---|
| Pension alimentaire impayée | Non | L.711-4, 1° |
| Dommages-intérêts dus à la victime d'une infraction pénale | Non | L.711-4, 2° |
| Indu obtenu par fraude auprès de la CAF, de la CPAM ou de l'URSSAF | Non | L.711-4, 3° |
| Redressement fiscal assorti d'une majoration non rémissible ou d'une solidarité de dirigeant | Non | L.711-4, 4°, depuis la loi n° 2021-1900 |
| Amende pénale | Non, et sans accord possible du créancier | L.711-4, dernier alinéa |
| Impôt sur le revenu ou taxe foncière ordinaires | Oui | Aucune exclusion |
| Cotisations URSSAF d'un indépendant, hors fraude | Oui | L.741-2 |
| Crédit à la consommation, découvert, crédit immobilier | Oui | L.741-2 |
| Loyers et charges de copropriété impayés | Oui | L.741-2 |
Code de la consommation, article L.711-4, dans sa rédaction issue de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022, article 130. Le 4° n'existait pas auparavant : les listes de 4 catégories encore publiées datent d'avant cette réforme.
Le « sauf accord du créancier » n'est pas décoratif
Les 5 catégories numérotées sont exclues sauf accord du créancier : rien n'interdit à un organisme social ou à l'administration fiscale de consentir une remise. Cela se demande, séparément, par une demande gracieuse. Les amendes pénales, elles, échappent même à cette possibilité : l'alinéa qui les vise ne réserve aucun accord.
Depuis 2016, les dettes professionnelles d'un particulier sont effacées elles aussi
Beaucoup de contenus affirment encore l'inverse, et cela dissuade des gens de déposer. Le texte est pourtant sans ambiguïté : l'article L.741-2 vise l'effacement de « toutes les dettes, professionnelles et non professionnelles ». La restriction aux seules dettes non professionnelles a été supprimée en 2016.
Qui est concerné, et qui ne l'est pas
Sont visées les dettes professionnelles d'une personne physique : un ancien auto-entrepreneur, un artisan, un commerçant en nom propre, un gérant qui a cautionné sa société. Cotisations sociales, dettes fournisseurs, découvert professionnel, solde d'un prêt professionnel entrent dans le champ. Ce qui reste dehors, ce sont les dettes d'une société — elles relèvent du droit des entreprises en difficulté, pas du surendettement.
Le cas de la caution : elle n'est pas protégée par votre effacement
C'est la conséquence la plus douloureuse et elle doit être dite avant le dépôt. L'effacement profite au débiteur, pas à ceux qui se sont engagés pour lui. Un parent qui s'est porté caution reste tenu, et l'article L.741-2 exclut expressément de l'effacement les sommes que la caution ou un coobligé personne physique a déjà payées à votre place : elles deviennent une dette envers eux. la commission qui oriente le dossier ne peut rien y faire, et un co-emprunteur resté hors du dossier reste débiteur de la totalité.
La maison peut réellement être vendue : c'est la seule procédure où cela se produit
Disons-le sans détour, parce que c'est la question que se pose tout propriétaire et que personne n'y répond franchement. Dans un plan conventionnel, dans des mesures imposées, la commission ne peut pas ordonner la vente de votre logement. Dans un rétablissement personnel avec liquidation judiciaire, si. C'est la seule des issues de la procédure de surendettement, de la définition à la sortie qui organise la réalisation du patrimoine.
Les 4 conditions qui doivent être réunies, et aucune n'est automatique
- Une situation irrémédiablement compromise : aucun rééchelonnement possible dans les 7 ans (article L.724-1, premier alinéa).
- Un actif réalisable : un bien qui a une valeur marchande nette, une fois déduits le capital restant dû et les frais de vente. Un logement dont le prêt reste supérieur à la valeur n'est pas un actif réalisable.
- Votre accord pour que la commission saisisse le juge (article L.724-1, 2°). Le texte l'exige, et c'est le point le plus mal connu de tout le champ.
- Un jugement d'ouverture rendu par le juge des contentieux de la protection, après audition et appréciation de la bonne foi.
Si vous refusez la liquidation, que se passe-t-il ?
La commission ne peut pas passer outre : elle ne peut pas saisir le juge sans votre accord. Elle réoriente alors le dossier vers les mesures qu'elle peut imposer, ou constate qu'aucune n'est possible. Le refus n'est donc pas sans conséquence — il ne fait pas disparaître les dettes, et les créanciers hypothécaires conservent leur droit de poursuite propre, qui peut mener à une saisie immobilière indépendamment de la procédure.
Les biens que le liquidateur ne peut pas vendre
Les biens insaisissables restent hors de la liquidation : biens meublants nécessaires à la vie courante, biens non professionnels indispensables à l'exercice de l'activité professionnelle, objets sans valeur marchande. Un logement, lui, n'est jamais insaisissable de plein droit pour un particulier salarié — la protection de droit commun de la résidence principale vise l'entrepreneur individuel, pas le débiteur en surendettement. Le sort d'une inscription hypothécaire déjà publiée est traité avec une maison hypothéquée dans un dossier de surendettement.
Faillite personnelle et rétablissement personnel n'ont aucun rapport entre eux
La confusion est permanente, y compris chez des professionnels, et elle inquiète des gens pour rien. Ce sont 2 procédures différentes, dans 2 codes différents, avec 2 finalités opposées.
| Rétablissement personnel | Faillite personnelle | |
|---|---|---|
| Code applicable | Code de la consommation, art. L.741-1 et s. | Code de commerce, art. L.653-1 et s. |
| Nature | Une mesure de traitement du surendettement | Une sanction prononcée contre un dirigeant |
| Qui est visé | Un particulier de bonne foi | Un dirigeant ou un entrepreneur ayant commis des fautes de gestion |
| Effet principal | Effacement des dettes | Interdiction de diriger, de gérer ou d'administrer une entreprise |
| Durée de l'effet | Fichage FICP de 5 ans | Interdiction pouvant aller jusqu'à 15 ans |
Code de la consommation et code de commerce, août 2026. « Faillite personnelle » n'est pas le nom courant du rétablissement personnel : c'est une sanction, et elle ne s'applique pas aux particuliers surendettés.
Il n'existe donc aucune « faillite personnelle » ouverte à un particulier qui ne dirige pas d'entreprise. Si un interlocuteur emploie ce mot pour vous décrire un rétablissement personnel, il se trompe de code, et probablement de conseil.
Après l'effacement : 5 ans de fichage, et la question du retour au crédit
L'effacement solde le passé ; il n'ouvre pas immédiatement l'avenir. La durée d'inscription au FICP après un rétablissement personnel est de 5 ans, et c'est un plafond ferme : contrairement au plan, aucune radiation anticipée n'est prévue puisqu'il n'y a plus rien à rembourser.
| Issue de la procédure | Durée d'inscription au FICP | Radiation anticipée |
|---|---|---|
| Plan conventionnel ou mesures imposées | 7 ans | À 5 ans si aucun incident sur les 5 premières années |
| Rétablissement personnel, avec ou sans liquidation | 5 ans | Aucune |
| Incident de paiement caractérisé | 5 ans | Dès régularisation intégrale |
Code de la consommation, articles L.751-1 et suivants, et arrêté du 26 octobre 2010 relatif au FICP. « 5 ans dans tous les cas » est l'une des erreurs les plus recopiées du secteur.
Peut-on faire un crédit après un effacement de dette ?
Légalement, oui : le fichage n'est pas une interdiction d'emprunter, la Banque de France l'écrit elle-même. En pratique, pendant les 5 ans d'inscription, la réponse est presque toujours non pour un dossier sans garantie. Un propriétaire dont le logement conserve de la valeur nette après la procédure garde une possibilité, mais elle se joue sur la garantie, pas sur le fichage, et les conditions sont détaillées avec le fichage FICP après un effacement de dettes.
Le point de vue que nous assumons, même s'il ne sert pas la vente
Quand la situation est irrémédiablement compromise, aucun regroupement de crédits ne la sauve. Il déplace la dette, il ne l'annule pas, et il ajoute des frais. La procédure de surendettement arrête les intérêts et suspend les saisies : sur ce terrain-là, elle est plus protectrice que n'importe quel montage. Le dire ne nous coûte aucun dossier, parce que ces dossiers-là n'étaient pas finançables. En revanche, tant que la situation n'est pas compromise et qu'aucun dossier n'est déposé, regrouper ses crédits avant que la situation ne se referme reste la voie qui préserve le patrimoine.
Questions fréquentes
Quelles dettes ne sont pas effacées par un rétablissement personnel ?
Quelle est la différence entre rétablissement personnel avec et sans liquidation ?
Le rétablissement personnel peut-il faire vendre ma maison ?
Peut-on faire un crédit après un effacement de dette ?
Les dettes professionnelles sont-elles effacées par le rétablissement personnel ?
Faillite personnelle et rétablissement personnel, est-ce la même chose ?
- La commission de surendettementVotre dossier n'est pas examiné par un algorithme ni par un agent de la Banque de France.
- La durée du planLa durée totale d'un plan de surendettement est plafonnée à 7 ans, révision et renouvellement compris.
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- Code de la consommation, article L.724-1 (orientation du dossier : mesures de traitement si les ressources ou l'actif réalisable le permettent ; rétablissement personnel sans liquidation si le débiteur ne possède que des biens meublants nécessaires à la vie courante et des biens non professionnels indispensables à son activité ; saisine du juge des contentieux de la protection, avec l'accord du débiteur, dans le cas contraire).
- Code de la consommation, articles L.741-1 à L.741-9 (rétablissement personnel sans liquidation judiciaire), et notamment l'article L.741-2 : effacement de « toutes les dettes, professionnelles et non professionnelles, du débiteur, arrêtées à la date de la décision de la commission », à l'exception des dettes des articles L.711-4 et L.711-5 et de celles payées par la caution ou un coobligé personne physique.
- Code de la consommation, articles L.742-1 à L.742-25 (rétablissement personnel avec liquidation judiciaire) : ouverture par le juge, suspension des procédures d'exécution et des mesures d'expulsion (L.742-7), désignation d'un mandataire puis d'un liquidateur, réalisation de l'actif dans un délai de 12 mois, clôture pour insuffisance d'actif emportant effacement.
- Code de la consommation, article L.711-4, dans sa rédaction issue de l'article 130 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 : ajout d'un 4° relatif aux dettes fiscales sanctionnées par les majorations non rémissibles du II de l'article 1756 du code général des impôts et aux dettes dues en application de l'article 1745 du même code et de l'article L. 267 du livre des procédures fiscales.
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 26 mars 2026, n° 23-18.726, F-B : l'effacement prononcé en rétablissement personnel sans liquidation judiciaire vise toutes les dettes nées avant la décision, qu'elles aient été déclarées ou non à la commission.
- Code de commerce, articles L.653-1 et suivants (faillite personnelle et interdiction de gérer) — procédure de sanction du droit des entreprises en difficulté, sans rapport avec le rétablissement personnel du code de la consommation.
- Code de la consommation, articles L.751-1 et suivants, et arrêté du 26 octobre 2010 relatif au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers : 5 ans d'inscription après un rétablissement personnel, sans radiation anticipée.
- Banque de France, enquête typologique sur le surendettement des ménages, données 2025 : 148 013 dossiers déposés, 25,7 % de dettes immobilières dans l'endettement global.
Ce guide est écrit et vérifié par l'équipe éditoriale du site. Son expérience ne vient pas de la documentation : elle vient de la conduite d'un cabinet de courtage en regroupement de crédits, de 2016 à 2024 — des dossiers de propriétaires montés, défendus devant les établissements, acceptés ou refusés.
