Vérifié le 16 août 2026 · nos règles de vérification
La durée totale d'un plan de surendettement est plafonnée à 7 années
Commençons par la seule phrase qui compte, et elle est dans la loi. La durée d'un plan arrêté au terme d'le dossier de surendettement et son calendrier réel obéit à l'article L.732-3 du code de la consommation, dont le premier alinéa est sans ambiguïté : « Sa durée totale, y compris lorsqu'il fait l'objet d'une révision ou d'un renouvellement, ne peut excéder sept années. » Sept ans, et non huit : c'est le chiffre à retenir avant tout le reste.
Le plan conventionnel de redressement, en une définition
Le plan conventionnel est un accord négocié par la commission entre vous et vos principaux créanciers (article L.732-1). Il réaménage les dettes : report d'échéances, rééchelonnement, remise, réduction ou suppression du taux d'intérêt, consolidation. Il n'efface rien de lui-même — il étale. C'est la première des 3 issues possibles, celle que la commission recherche quand les ressources permettent encore de rembourser quelque chose.
Les 3 mots qui font toute la portée du plafond : « y compris » et « totale »
Le texte ne dit pas « chaque plan dure au plus 7 ans » : il plafonne la durée totale, révision et renouvellement compris. On ne remet donc pas le compteur à zéro en renégociant à mi-parcours — un plan de 4 ans révisé au bout de 2 ans ne peut plus courir que 5 années. Le plafond suit le dossier, pas l'acte.
| Issue de la procédure | Durée maximale | Le texte qui la fixe |
|---|---|---|
| Plan conventionnel de redressement | 7 ans | C. conso., art. L.732-3 |
| Mesures imposées par la commission | 7 ans | C. conso., art. L.733-3 |
| Rééchelonnement à l'intérieur des mesures imposées | 7 ans ou la moitié de la durée restante | C. conso., art. L.733-1, 1° |
| Moratoire, ou suspension d'exigibilité | 2 ans | C. conso., art. L.733-1, 4° |
| Prêt immobilier de la résidence principale, sous conditions | Plus de 7 ans possible | C. conso., art. L.732-3 al. 2 et L.733-3 al. 2 |
| Rétablissement personnel | Aucune durée : effacement | C. conso., art. L.741-2 |
Code de la consommation, livre VII, dans sa rédaction issue de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, applicable aux dossiers déposés à compter du 1er janvier 2018. Vérifié le 20 août 2026.
Une durée maximale n'est pas une durée normale. Un plan s'arrête le mois où la dernière dette est soldée : beaucoup durent 3 ou 4 ans, parce que c'est ce que l'encours réclamait. Les 7 ans sont un plafond, pas un objectif.
Le plan de 8 ans a disparu du code : la date exacte de sa suppression
Disons-le franchement, c'est le point sur lequel la moitié des pages publiées en France se trompe encore. Les 8 ans ont existé : ils ont été le plafond pendant des années. Ils ne le sont plus, et la date de bascule est précise.
La loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 et l'entrée en vigueur au 1er janvier 2018
La loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 a ramené le plafond de 8 à 7 années. La nouvelle rédaction de l'article L.732-3 s'applique aux dossiers déposés à compter du 1er janvier 2018. Un dossier déposé après cette date ne peut donc, en aucun cas, produire un plan de 8 ans. Et un plan de 8 ans issu d'un dossier antérieur serait aujourd'hui achevé depuis longtemps : plus aucun plan de 8 ans ne peut être en cours en 2026.
| Dossier déposé | Plafond applicable | Où en est ce plan en août 2026 ? |
|---|---|---|
| Avant le 1er janvier 2018 | 8 ans | Terminé, dans tous les cas |
| À compter du 1er janvier 2018 | 7 ans | En cours ou terminé |
| Déposé en 2026 | 7 ans | Le plafond de 8 ans n'existe plus |
Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite Sapin II, modifiant l'article L.732-3 du code de la consommation. Lecture arrêtée au 20 août 2026.
Pourquoi cette erreur survit à 8 années de correction
Elle survit pour une raison bête : personne ne relit une page qui se positionne bien. Sur les 10 premiers résultats relevés en août 2026 pour cette recherche, 5 affichent encore 8 ans. C'est le meilleur test d'une page consacrée au surendettement : si elle publie 8 ans, elle n'a pas été mise à jour depuis 2017, et le reste de son contenu date d'autant.
La seule exception au plafond de 7 ans porte sur le prêt immobilier de la résidence principale
Voici l'alinéa que le marché ne cite jamais, et qui concerne précisément un propriétaire. Le second alinéa de l'article L.732-3 autorise les mesures du plan à excéder 7 ans dans un cas, et un seul : lorsqu'elles concernent le remboursement de prêts contractés pour l'achat d'un bien immobilier constituant la résidence principale du débiteur. Le même texte figure à l'article L.733-3 pour les mesures imposées par la commission.
Les 2 branches de l'exception, et il suffit d'en remplir une
- Première branche — éviter la cession du logement. Les mesures dépassent 7 ans parce qu'elles permettent d'éviter la vente de la résidence principale. C'est le cas courant : l'échéance du prêt immobilier est réétalée au-delà du plafond parce que la ramener dans 7 ans obligerait à vendre.
- Seconde branche — rembourser l'intégralité des dettes en conservant le bien. Les mesures dépassent 7 ans parce qu'elles permettent au débiteur de rembourser la totalité de ses dettes tout en évitant la cession du logement. Le logement est conservé et rien n'est effacé.
La logique du texte est cohérente d'un bout à l'autre : le législateur accepte d'allonger la durée quand l'allongement sauve le logement. Il ne l'accepte pas pour un crédit à la consommation ni pour une dette de charges courantes, quel que soit leur montant.
Le périmètre exact de l'exception, et ce qu'elle ne permet pas
L'exception ne dispense pas des 7 ans le reste du plan : elle porte sur les mesures relatives au prêt immobilier, pas sur l'ensemble du dossier. Vos crédits à la consommation restent dans le plafond commun. Elle ne concerne pas non plus une résidence secondaire, un investissement locatif ou un local professionnel : le texte dit « résidence principale », et il faut l'entendre au sens strict. Enfin, elle ne se déclenche pas automatiquement — c'est un choix de la commission, motivé par le fait que le logement est en jeu.
Comment demander l'application de cette exception à votre dossier
Elle se demande par écrit dès le dépôt, et elle se démontre avec 3 pièces : l'échéancier du prêt immobilier, une estimation du bien et un budget qui montre que la mensualité reste tenable sur la durée allongée. Ce sont les pièces qui font gagner des semaines d'instruction sur la maison hypothéquée pendant la procédure, et il vaut mieux les fournir dès le dépôt que les attendre d'une demande de la commission.
Les mesures imposées ont leur propre plafond : 7 ans ou la moitié de la durée restante
Quand les créanciers refusent le plan négocié, la commission peut imposer ses mesures. Et là, une règle de calcul entre en jeu que presque aucun site ne cite, alors qu'elle raccourcit beaucoup de dossiers. L'article L.733-1, 1° autorise la commission à « rééchelonner le paiement des dettes de toute nature », mais dans une limite double : 7 ans, OU la moitié de la durée de remboursement restant à courir des emprunts en cours — la plus courte des deux.
La règle du plus court des deux, déroulée sur 3 dossiers
| Durée de remboursement restant à courir | La moitié de cette durée | Plafond de 7 ans | Durée maximale réellement applicable |
|---|---|---|---|
| 4 ans | 2 ans | 7 ans | 2 ans |
| 10 ans | 5 ans | 7 ans | 5 ans |
| 14 ans | 7 ans | 7 ans | 7 ans |
| 20 ans | 10 ans | 7 ans | 7 ans |
Application de l'article L.733-1, 1° du code de la consommation. Au-delà de 14 ans de durée restante, c'est le plafond de 7 ans qui mord ; en dessous, c'est la moitié de la durée restante. Calcul du 20 août 2026.
La conséquence est contre-intuitive : plus vos emprunts sont proches de la fin, plus le rééchelonnement possible est court, donc plus la mensualité imposée est élevée. Un ménage dont les crédits se terminent dans 4 ans ne peut pas obtenir 7 ans d'étalement : la commission est tenue par 2 ans.
Les 3 autres mesures que la commission peut imposer en même temps
- L'imputation prioritaire des paiements sur le capital — chaque euro versé réduit d'abord le capital, et non les intérêts (article L.733-1, 2°).
- La réduction du taux d'intérêt, y compris sous le taux légal — une décision spéciale et motivée peut fixer le taux en dessous du taux de l'intérêt légal (article L.733-1, 3°). Sur un revolving à 20 %, c'est le levier qui change tout.
- La suspension d'exigibilité, ou moratoire — les créances autres qu'alimentaires sont suspendues pour 2 ans au maximum, sans intérêts (article L.733-1, 4°).
La même exception « résidence principale » figure au second alinéa de l'article L.733-3 : les mesures imposées peuvent, elles aussi, dépasser 7 ans quand elles portent sur le prêt immobilier du logement et qu'elles en évitent la vente. Le régime est identique, quel que soit le chemin par lequel la procédure de surendettement et ses 3 issues arrive à sa solution.
Le moratoire de 2 ans s'impute sur le total et n'ajoute pas 7 années
Le moratoire est la mesure la plus mal comprise du dispositif, et l'erreur coûte cher parce qu'elle porte sur l'horizon complet de la sortie. Il suspend l'exigibilité des créances autres qu'alimentaires pour une durée qui ne peut excéder 2 ans, et pendant cette période les sommes suspendues ne produisent aucun intérêt.
Le moratoire n'est pas une pause hors compteur
Il entre dans la durée totale des mesures. Deux ans de suspension suivis d'un rééchelonnement ne donnent pas 2 + 7 = 9 années : l'ensemble reste plafonné à 7 ans. Un moratoire de 2 ans laisse donc 5 années au plus pour rembourser ensuite.
À l'expiration du moratoire, la commission réexamine tout le dossier
À l'issue de la suspension, la commission réexamine la situation (article L.733-2). Trois voies s'ouvrent alors, et il n'y en a pas de quatrième : elle peut imposer les mesures des articles L.733-1 et L.733-4 — sauf un nouveau moratoire, qui n'est pas renouvelable —, elle peut imposer un rétablissement personnel sans liquidation, ou elle peut saisir le juge aux fins de liquidation. Le moratoire est donc une porte d'attente, jamais une issue. Quand la situation ne s'est pas redressée, il débouche presque toujours sur le rétablissement personnel, quand plus aucun plan ne tient.
La durée retenue dépend de votre capacité de remboursement, pas du plafond légal
Le plafond fixe une limite haute. Il ne dit rien de la mensualité, et c'est pourtant elle que vous allez vivre pendant des années. La commission raisonne dans l'autre sens : elle établit d'abord ce que le ménage peut payer, puis elle en déduit la durée nécessaire pour absorber l'encours.
Le calcul, dans l'ordre où la commission le mène
- Elle reconstitue les ressources du foyer — salaires, pensions, prestations, revenus locatifs. Certaines aides à finalité spéciale sont écartées du calcul.
- Elle en retranche les charges de la vie courante — logement, énergie, alimentation, transport, santé, garde d'enfants, impôts. C'est ce solde qui est appelé reste à vivre, et il n'obéit à aucun barème légal.
- Elle fixe la mensualité, dans la limite de la capacité dégagée — c'est la somme réellement disponible pour les créanciers, et elle peut être nulle.
- Elle en déduit la durée, dans la limite de 7 ans — encours divisé par mensualité. Si le quotient dépasse le plafond, le plan ne tient pas et le dossier bascule vers une autre issue.
Ce mécanisme explique ce que beaucoup découvrent trop tard : une mensualité trop faible ne rallonge pas le plan, elle le rend impossible. Quand l'encours divisé par la capacité donne 11 ans, aucun plan légal n'existe et la commission s'oriente vers l'effacement. La façon dont ce budget est établi, et les seuls montants que la loi rend opposables, sont exposés avec le reste à vivre et le taux d'endettement retenus.
Contester la durée ou la mensualité retenue
Les mesures imposées se contestent devant le juge des contentieux de la protection, dans les 30 jours de leur notification, par lettre adressée au secrétariat de la commission. La procédure est gratuite, sans avocat obligatoire. Une contestation utile ne discute pas le plafond de 7 ans — il est légal — mais les charges retenues au budget : un loyer sous-évalué, une pension alimentaire oubliée, des frais de santé récurrents non comptés.
Réviser, prolonger ou solder par anticipation un plan de surendettement en cours
Un plan court sur plusieurs années, et une vie change en plusieurs années. Trois situations reviennent.
Je n'arrive plus à payer mon plan de surendettement
Le plan n'est pas figé : un nouveau dossier peut être déposé si la situation s'est aggravée, et la commission réexamine l'ensemble. La révision reste enfermée dans les 7 ans — elle réaménage ce qui reste, elle ne rouvre pas un compteur neuf. L'essentiel est de ne pas laisser s'installer les impayés : un plan abandonné en silence devient caduc, et les créanciers retrouvent tous leurs droits de poursuite.
Peut-on prolonger un plan de surendettement au-delà de sa durée initiale ?
Oui, dans la limite des 7 années totales, et non au-delà — sauf, une fois encore, pour les mesures qui portent sur le prêt immobilier de la résidence principale. Un plan initialement fixé à 4 ans peut donc être porté à 6, si la commission constate que les ressources ont baissé. Le mot « renouvellement » figure dans le texte précisément pour que personne ne s'en serve pour dépasser le plafond.
Solder son plan par anticipation : l'effet réel sur le fichage
Rien n'interdit de rembourser plus vite, et c'est parfois possible après une rentrée d'argent, une succession ou une reprise d'emploi. L'effet à connaître est celui-ci : le paiement intégral met fin au plan, et la radiation du FICP peut alors être demandée — mais elle suppose la déclaration du créancier, pas seulement votre virement. Les durées d'inscription, les délais de radiation et les recours en cas de maintien abusif sont détaillés avec la durée d'inscription au FICP selon l'issue retenue.
La durée du plan et la durée du fichage FICP ne se confondent pas
C'est la confusion la plus fréquente une fois le plan accepté : on n'est pas défiché le jour où l'on paie la dernière échéance. Ce sont 2 compteurs distincts, qui ne partent pas du même événement et ne s'arrêtent pas ensemble.
| Compteur | Point de départ | Durée | Fin |
|---|---|---|---|
| Durée du plan | Première échéance du plan | 7 ans au plus | Dernière échéance ou paiement intégral |
| Inscription au FICP | Dépôt du dossier, avant même la recevabilité | Durée du plan, 7 ans au plus | Radiation à 5 ans si aucun incident sur les 5 premières années |
Code de la consommation, articles L.751-1 et suivants, et arrêté du 26 octobre 2010 relatif au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers.
La règle utile tient en une phrase, et c'est elle qu'il faut inscrire dans son calendrier : un plan exécuté sans incident pendant 5 ans donne une radiation à 5 ans, même si le plan lui-même court jusqu'à 7. Le vrai jalon d'un retour au crédit n'est donc ni la fin du plan, ni la dernière échéance : c'est la date de radiation.
Aucun texte n'ajoute des années de fichage à un débiteur qui paie. À l'inverse, un incident survenu pendant les 5 premières années fait perdre la radiation anticipée et ramène au plafond de 7 ans : si le budget se tend, mieux vaut redéposer un dossier que sauter une échéance.
La durée du plan vue par un propriétaire : 3 arbitrages et un calendrier
Un propriétaire n'a pas le même arbitrage qu'un locataire : il porte un actif et une échéance de prêt immobilier. Les dettes immobilières représentent 25,7 % de l'endettement des ménages surendettés (Banque de France, 2025), et ce sont elles que l'exception du code protège.
Les 3 arbitrages que la durée impose, dans l'ordre
- Avant le dépôt — c'est la seule fenêtre où un allongement de durée se négocie librement, sans commission et sans fichage. Un propriétaire y dispose d'un levier qu'un locataire n'a pas : la valeur du bien autorise des durées que le crédit à la consommation refuse.
- Pendant le plan — la durée est fixée, la mensualité aussi, et souscrire un nouveau crédit suppose une autorisation (article L.722-5). L'arbitrage n'existe plus, il a été rendu au dépôt.
- Après le plan — le retour au crédit ne dépend pas de la dernière échéance mais de la radiation du fichier, à 5 ans en l'absence d'incident. C'est cette date-là qu'il faut noter, pas celle de la fin du plan.
Le contre-argument mérite d'être posé, parce qu'il vaut mieux que le silence : au-delà de 50 % de taux d'effort et lorsque la situation est irrémédiablement compromise, aucune durée d'étalement ne sauve le budget, et la procédure protège mieux qu'un refinancement — elle arrête les intérêts et suspend les saisies, ce qu'aucun crédit ne fait. En deçà, tant que rien n'est déposé, étaler ses crédits sur une durée choisie reste la seule voie qui laisse choisir sa propre durée.
Questions fréquentes
Un plan de surendettement peut-il durer 8 ans ?
Combien de temps dure un plan de surendettement en pratique ?
Dans quel cas un plan de surendettement peut-il dépasser 7 ans ?
Le moratoire de 2 ans s'ajoute-t-il aux 7 ans du plan ?
Que se passe-t-il à la fin d'un plan de surendettement ?
Peut-on rembourser un plan de surendettement par anticipation ?
- La commission de surendettementVotre dossier n'est pas examiné par un algorithme ni par un agent de la Banque de France.
- Le rétablissement personnelLe rétablissement personnel efface les dettes d'un ménage dont la situation est irrémédiablement compromise.
Cette page est mise à jour dès qu'un barème, un taux ou un texte change. Les montants publiés portent leur source et leur date à l'endroit exact où ils apparaissent.
Nous ne prêtons pas et ne percevons aucune somme de nos lecteurs. Quand une solution moins chère existe, elle est écrite en premier, même si elle ne nous rapporte rien.
Une erreur ? Signalez-la : elle sera corrigée et la correction sera datée.
- Code de la consommation, article L.732-3 (plan conventionnel : « Sa durée totale, y compris lorsqu'il fait l'objet d'une révision ou d'un renouvellement, ne peut excéder sept années », et second alinéa relatif aux prêts immobiliers de la résidence principale), article L.732-1 (contenu et adoption du plan) et article L.732-2 (mesures pouvant y figurer).
- Code de la consommation, article L.733-1 (mesures imposées : 1° rééchelonnement dans la limite de 7 ans ou de la moitié de la durée de remboursement restant à courir des emprunts en cours, 2° imputation prioritaire sur le capital, 3° réduction du taux pouvant être inférieure au taux légal, 4° suspension d'exigibilité de 2 ans au plus sans intérêts), article L.733-2 (réexamen à l'expiration de la suspension) et article L.733-3 (durée totale de 7 ans et même exception pour la résidence principale).
- Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique : abaissement du plafond de 8 à 7 années, applicable aux dossiers déposés à compter du 1er janvier 2018.
- Code de la consommation, article L.722-5 (interdiction d'aggraver l'insolvabilité et de souscrire de nouveaux engagements, sauf autorisation du juge des contentieux de la protection) et article L.741-2 (effacement des dettes en rétablissement personnel sans liquidation).
- Code de la consommation, articles L.751-1 et suivants, et arrêté du 26 octobre 2010 relatif au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers : inscription dès le dépôt, durée égale à celle du plan dans la limite de 7 ans, radiation à 5 ans en l'absence d'incident.
- Banque de France, enquête typologique sur le surendettement des ménages, données 2025 : 148 013 dossiers déposés, 25,7 % de dettes immobilières dans l'endettement global des ménages surendettés.
- Code monétaire et financier, articles L.519-6 (aucune somme perçue avant le déblocage effectif des fonds) et L.546-3 (interdiction de laisser croire à une immatriculation ORIAS).
Ce guide est écrit et vérifié par l'équipe éditoriale du site. Son expérience ne vient pas de la documentation : elle vient de la conduite d'un cabinet de courtage en regroupement de crédits, de 2016 à 2024 — des dossiers de propriétaires montés, défendus devant les établissements, acceptés ou refusés.
